Poésie française

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Regardez derrière vous
Ces hommes à genoux
Las de leur avenir
Qui les conduiront au pire

Ils veulent demeurer libres
Mais sans partage, ni travail
Ils ne sont plus rien dans cet empire...

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Qu’elle prenne son cœur pour une écorce, qu’importe ;
Qu’elle délaisse ses forces sur moi, qu’elle sorte ;
Qu’elle désamorce les bombes comme ce piège à homme,
Qu’importe, l’or est là, et je crois que je l’aime.

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Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
Les persiennes, abri des secrètes luxures,
Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
Je vais m'exercer seul à ma fantasque escrime,
Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.

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Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"hé ! Bonjour, monsieur du corbeau.
Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois.

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Trompeurs exquis et coquettes charmantes,
Coeurs tendres mais affranchis du serment,
Nous devisons délicieusement,
Et les amants lutinent les amantes
De qui la main imperceptible sait
Parfois donner un souffle qu'on échange
Contre un baiser sur l'extrême phalange
Du petit doigt, et comme la chose est
Immensément excessive et farouche,
On est puni par un regard très sec,
Lequel contraste, au demeurant, avec
La moue assez clémente de la bouche.

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Au réveil, maigres et gelés, nous pointerons nos têtes
Et les senteurs du printemps nous feront une vraie fête,
Mon ami, ce sera la fin de l'hivernage
Et nous irons chercher du miel d'abeille sauvage

Nos forces retrouvées, nous courrons la forêt
Pêcherons les poissons du lac en attendant l'été
Bien serrés pendant l'hiver pour garder la chaleur
En sachant que le printemps chassera la douleur

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Je me lève froissé
- le réveil agité
Avec de la crasse
Sur mes habits sales
La triste réalité
De ma vie abyssale.

Ne serait-ce qu’esquisser
- qui est-ce qui sait
Un sourire de leur part.

Ce couple s’asseyant
Leur vision m’assaillant
Je m’assois près du lac
Pour nourrir les poissons
Je ne crois guère au miracle
- alors qu’on me donne raison.

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Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.